Paul Dufault 1872 – 1930

GÉNÉRIQUE ET CONTENU

Un livre en construction sur ce chanteur classique ténor canadien-français, né et décédé à Sainte-Hélène-de-Bagot.  Un livre qui retrace les grandes lignes de sa vie et de sa carrière internationale en ce début du dernier siècle.  Un livre hommage à Paul Dufault, certes, mais également un livre hommage à sa petite-nièce, Réjane Leduc Picard, ma mère, qui en a effectué les recherches et la rédaction des textes.  Nombreuses photographies et dessins d’archives.

RÉJANE LEDUC PICARD, LA PASSION DE L’HISTOIRE

Née le 16 mars 1922 du mariage de Charles Auguste Leduc et de Florence Lusignan, Réjane est l’aînée de sept enfants.  Elle est également la petite-nièce du chanteur Paul Dufault.  Mariée à Paul Picard le 5 mars 1945, Réjane aura trois enfants Lise, France et moi-même Paul, dit junior ou fils.

Réjane Leduc Picard, alors âgée de 75 ans
Réjane Leduc Picard

Du plus loin que je me souvienne, ma mère a toujours été l’intellectuelle de la famille.  Et bien qu’elle s’intéresse à l’horticulture pour les aménagements intérieurs et extérieurs de la maison et du chalet d’été, elle a un goût particulier pour la philatélie et la numismatique.  C’est ainsi qu’elle développe un intérêt certain pour la géographie et l’histoire de nombreux pays.  Mais la vie étant ce qu’elle est, ma mère a peu de temps à s’y consacrer vraiment.  Elle pourvoit aux besoins de ses enfants et assure la comptabilité du commerce de bicyclettes de mon père.  À la mort de sa mère Florence en 1964, elle reprend même à son compte le commerce de celle-ci, modernise et dirige seule ce magasin de vêtements pour dames qu’elle conservera pendant quelques années.

Je crois que ce n’est véritablement qu’après les départs successifs de ses enfants de la maison que son intérêt pour l’histoire en général et l’histoire familiale se traduit graduellement par une véritable passion.  Elle convertit ma chambre en espace de travail.  Bureau, étagères, classeurs, la pièce devient un lieu d’archives où s’entassent documents sur la famille Leduc, sur la famille Dufault, sur la famille Picard, sur la Société d’histoire régionale de Saint-Hyacinthe dont elle est membre et nombreux autres sujets.  Mais attention !  Si pour le visiteur, cette pièce semble un fouillis des plus complets, elle demeure très ordonnée pour son occupante.  Il nous suffit de demander à ma mère une seule information et, en moins de deux, elle nous sort un document écrit ou une photographie pour appuyer ses dires.  Sa passion pour Paul Dufault l’amène à faire avec mon père, maintenant retraité, des sorties un peu particulières.  Visites de cimetières pour des informations additionnelles inscrites sur les pierres tombales, visites de l’ancien emplacement et “des” nouveaux emplacements de la maison Dufault, de la cabane à sucre de Paul, de l’emplacement du moulin de son père Eusèbe, et que sais-je?  Elle prend des notes, des photographies.  Elle rencontre les nouveaux propriétaires, les voisins, les familles, les descendants.  Elle prend connaissance des vieilles photographies et fait des copies de celles qu’elle n’a pas.  Le 25 juin 1980, le journal Le Courrier de Saint-Hyacinthe publie un premier article d’une série de sept rédigés par ma mère et portant sur l’histoire de Paul Dufault, ce ténor canadien-français de renommée internationale.

« Étant la petite-fille de sa soeur préférée, Marie-Adèle Virginie, de quatre ans son aînée, ma mémoire d’enfant a gardé le plus attachant des souvenirs de ce grand-oncle paternel.  Aussi au fil des ans, mes tiroirs se sont-ils remplis de photos, articles de journaux, archives familiales, se rapportant à sa carrière.  Telles de précieuses reliques.  J’y ai ajouté des précisions historiques et anecdotiques fournies par mes cousines et amis et il m’est venu à l’idée de vous livrer mon recueil. »

C’est ainsi qu’à l’été 1980, ma mère a réussi à sensibiliser la population du grand Saint-Hyacinthe et particulièrement celle de Sainte-Hélène à quelques pages de son histoire et à celle d’un de ses concitoyens

Âgée de 76 ans, ma mère est demeurée très active jusqu’à la fin.  Décédée le 7 novembre 1998 des suites d’un second accident cérébro-vasculaire, ses dernières années auront par contre été émotivement difficiles.  Tout d’abord la mort de son mari en 1993 suivie de la mort de sa fille Lise, en 1997.  Elle laisse inachevée la rédaction de la vie de mon père et de sa carrière cycliste professionnelle.  Reprendrai-je un jour le flambeau ?  Article rédigé par Paul Picard, fils, et publié dans l’Album souvenir Sainte-Hélène-de-Bagot 1854-2004.

DISPONIBILITÉ DU LIVRE

Ce livre sera accessible au grand public.